L'EMPIRE DU MILIEU
Un arret de quelques jours dans la ville de Xian nous permet de faire la connaissance de quatre Francais venus en Chine pour peindre et dessiner. Ensemble, nous visitons la ville et ses environs (grande mosquee, armee de terre cuite...).
Mais les plus belles images que nous garderons en memoire sont sans doute les croquis, peintures, aquarelles, que nos nouveaux amis realisent en quelques minutes au detour d une rue. Nous y rencontrons egalement Olivier, un Suisse qui voyage a velo.
En quittant Xian, nous retrouvons une vieille connaissance : la pluie !
Nous decidons par "consentement mutuel" de modifier l'itineraire initialement prevu, pour rejoindre le Sud par les montagnes.
Ce choix n'est pas de tout repos, et des les premiers jours, nous enchainons deux cols a plus de 2000 m d'altitude.
En chemin, un coup de sonnette nous interpelle : c est Olivier, le cycliste suisse qui nous a rattrapes ! Nous faisons un petit bout de route ensemble, et la journee se termine autour d'un verre d'alcool fort que les serveurs du restaurant nous forcent a boire.
Dans les montagnes, nous pouvons observer la vie des paysans. D'enormes grappes de mais et de piment sont suspendues sur les facades blanches des maisons. Plus bas dans les vallees, c'est la saison du ramassage du riz. Dans les champs en terrasse, chacun s'affaire. Il faut couper, battre les gerbes, ramasser la paille de riz, transporter les grains et les faire secher. Des tonnes de grains de riz sont etalees et ratissees a longueur de journee. Il y en a partout : dans les maisons, les cours, sur les routes, les ponts, les toits...
Nous commencons a connaitre quelques rudiments de Chinois, ce qui nous aide un peu a communiquer avec ce peuple si different. Ce n'est pas seulement leur culture ou leur langue qui nous eloigne, mais une toute autre facon de raisonner. Il y a aussi une regle primordiale ici, qui est a la base de toutes relations : ne jamais "perdre la face". Cela aboutit a des situations du genre :
"- Dans quelle direction est la ville de Chengdu ?"
Le chinois repond : "oui ! " avec un large sourire.
Et rien ne sert de s'enerver...
Eux aussi doivent nous trouver bizarres, avec nos peaux blanches et nos velos d'extra-terrestres. Des que nous nous arretons au bord de la route ou dans un commerce, un attroupement se forme en quelques secondes. Le groupe nous observe et chacun fait son petit commentaire. Nous les amusons beaucoup, et a les voir rire, il vaut mieux ne pas etre trop susceptible...
Ainsi, nous ne passons jamais inapercus. C est pourquoi la police n'a jamais de mal a nous trouver, comme nous avons pu l'experimenter dans la ville de Shiquan.
Alors que nous sommes tranquilement installes dans un salon internet, un homme en civil nous montre sa carte de policier et demande nos papiers, qu'il veut emmener avec lui au poste de police. Hors de question de quitter nos passeports une seule minute, surtout que nous ne savons meme pas s'il s'agit d'un vrai flic. Nous pretextons qu'ils sont restes a l'hotel. L'homme nous y donne rendez-vous le soir meme. A l'heure convenue, il veut toujours emporter nos passeports, et comme nous ne voulons toujours pas les lacher, il nous conduit au poste de police en fourgon.
Apres avoir controle nos papiers, il nous explique la vraie raison de tant de suspicions. Nous sommes au bord d'une zone interdite aux etrangers, comme il en existe encore en Chine. Nous ne pouvons pas quitter la ville par nos propres moyens. Par obligation, nous rejoignons la prochaine ville, 60 km plus loin, en train.
Nous nous en sortons plutot bien, avec seulement trois controles de flic cette semaine !
Nous sommes arrives aujourd'hui samedi a Chengdu, capitale du Sichuan. Prochaine grande etape : Kunming, province du Yunnan.
Mais les plus belles images que nous garderons en memoire sont sans doute les croquis, peintures, aquarelles, que nos nouveaux amis realisent en quelques minutes au detour d une rue. Nous y rencontrons egalement Olivier, un Suisse qui voyage a velo.
En quittant Xian, nous retrouvons une vieille connaissance : la pluie !
Nous decidons par "consentement mutuel" de modifier l'itineraire initialement prevu, pour rejoindre le Sud par les montagnes.
Ce choix n'est pas de tout repos, et des les premiers jours, nous enchainons deux cols a plus de 2000 m d'altitude.
En chemin, un coup de sonnette nous interpelle : c est Olivier, le cycliste suisse qui nous a rattrapes ! Nous faisons un petit bout de route ensemble, et la journee se termine autour d'un verre d'alcool fort que les serveurs du restaurant nous forcent a boire.
Dans les montagnes, nous pouvons observer la vie des paysans. D'enormes grappes de mais et de piment sont suspendues sur les facades blanches des maisons. Plus bas dans les vallees, c'est la saison du ramassage du riz. Dans les champs en terrasse, chacun s'affaire. Il faut couper, battre les gerbes, ramasser la paille de riz, transporter les grains et les faire secher. Des tonnes de grains de riz sont etalees et ratissees a longueur de journee. Il y en a partout : dans les maisons, les cours, sur les routes, les ponts, les toits...
Nous commencons a connaitre quelques rudiments de Chinois, ce qui nous aide un peu a communiquer avec ce peuple si different. Ce n'est pas seulement leur culture ou leur langue qui nous eloigne, mais une toute autre facon de raisonner. Il y a aussi une regle primordiale ici, qui est a la base de toutes relations : ne jamais "perdre la face". Cela aboutit a des situations du genre :
"- Dans quelle direction est la ville de Chengdu ?"
Le chinois repond : "oui ! " avec un large sourire.
Et rien ne sert de s'enerver...
Eux aussi doivent nous trouver bizarres, avec nos peaux blanches et nos velos d'extra-terrestres. Des que nous nous arretons au bord de la route ou dans un commerce, un attroupement se forme en quelques secondes. Le groupe nous observe et chacun fait son petit commentaire. Nous les amusons beaucoup, et a les voir rire, il vaut mieux ne pas etre trop susceptible...
Ainsi, nous ne passons jamais inapercus. C est pourquoi la police n'a jamais de mal a nous trouver, comme nous avons pu l'experimenter dans la ville de Shiquan.
Alors que nous sommes tranquilement installes dans un salon internet, un homme en civil nous montre sa carte de policier et demande nos papiers, qu'il veut emmener avec lui au poste de police. Hors de question de quitter nos passeports une seule minute, surtout que nous ne savons meme pas s'il s'agit d'un vrai flic. Nous pretextons qu'ils sont restes a l'hotel. L'homme nous y donne rendez-vous le soir meme. A l'heure convenue, il veut toujours emporter nos passeports, et comme nous ne voulons toujours pas les lacher, il nous conduit au poste de police en fourgon.
Apres avoir controle nos papiers, il nous explique la vraie raison de tant de suspicions. Nous sommes au bord d'une zone interdite aux etrangers, comme il en existe encore en Chine. Nous ne pouvons pas quitter la ville par nos propres moyens. Par obligation, nous rejoignons la prochaine ville, 60 km plus loin, en train.
Nous nous en sortons plutot bien, avec seulement trois controles de flic cette semaine !
Nous sommes arrives aujourd'hui samedi a Chengdu, capitale du Sichuan. Prochaine grande etape : Kunming, province du Yunnan.

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