Au pays du velo
300 km au sud d’Oulan Bataar : la route bitumee s’arrete net. Devant nous, le desert a perte de vue.
Les velos charges de 20 litres d’eau, nous essayons de rouler sur la piste sableuse pour rallier la prochaine ville etape, situee a plus de 100 km. Le vent de face de plus en plus fort nous freine, Elise ne suit pas. Apres trois heures et douze kilometres de lutte inegale contre les elements, nous decidons de faire demi-tour jusqu’a la ville precedente pour y prendre le train en direction de la frontiere Chinoise.
Le compartiment est plein a craquer, il fait une chaleur terrible. Chacun essaie de se trouver un petit coin pour dormir. Nous passerons une bonne nuit, coinces entre le compartiment a bagages et le plafond.
Le lendemain matin, en se presentant a la frontiere avec nos velos, le douanier nous interpelle d’un ton sec :
« - Vous ne pouvez pas passer, la douane n’est autorisee qu’aux vehicules a moteur !
- S’il vous plait…
- Non ! Pas motorises, pas autorises !
- Mais pourquoi ?
- Heu… Parce que… C’est comme ca, un point c'est tout !
- Mais nous sommes motorises ! Regardez, le moteur est la ( en montrant nos cuisses ) !
Rire jaune…
Nous essayons d’embarquer dans un camion mais les chauffeurs nous demandent un prix exorbitant pour effectuer LE kilometre nous separant de la Chine. Nous retournons voir le chef douanier et le supplions de nous laisser passer, en argumentant avec nos articles de journaux. Rien n’y fait, il reste de marbre.
Alors, en dernier recours, nous forcons le passage et observons leur reaction, mais les gardent nous rattrapent rapidement et nous previennent que les soldats risquent de nous tirer dessus si nous continuons plus loin. Cet argument est plutot convaincant. Il faut se resigner a passer la frontiere autrement. Malheureusement le prochain train n’est que dans deux jours. Enfin, un taxi-mini-bus nous propose un prix raisonnable pour nous faire franchir la frontiere. Nous acceptons devant cette nouvelle stupidite douaniere.
Welcome to China !
Erlian, la ville frontiere chinoise, est grande, propre, luxueuse, avec de larges avenues a l’americaine. Le contraste est fort avec la petite ville mongole poussiereuse que nous venons de quitter.
Ici, les Chinois nous regardent avec une stupefaction a se debrider les yeux ! A notre passage, les « Allo !» fusent (comprendre Hello). Par simple sympathie, ou par curiosite de nous voir leur repondre… S’en suit un eclat de rire que nous avons du mal a comprendre.
Un soir, nous sommes heberges dans une salle de classe ou nous montons la tente interieure. Un flot incessant de villageois vient alors observer les betes curieuses que nous sommes. Malgre la centaine de spectateurs, nous vaquons a nos occupations : cuisine, pompage de l’eau, redaction de nos journaux de bord… Le lendemain des six heures, le cinema recommence!
Le poids de ces regards est difficile a supporter et demande une energie considerable pour en faire abstraction.
Les routes sont larges et les camions, surcharges, sont lents. Cela permet de s’y accrocher dans les montees quand la fatigue s’installe.
Parfois la pollution est forte. Au passage d’une centrale nucleaire, la gorge nous pique fortement. Un autre jour, nous traversons une vallee d’exploitation de charbon, et finissons la journee noirs de la tete aux pieds, y compris le nez et la gorge !
Apres toutes ces aventures, nous venons d’arriver a Pekin ou nous sommes accueillis comme des rois par un couple d’expatries francais. Nous visitons la ville et rechargons un peu les batteries (piscine, massage, etc.) avant de repartir vers X’ian a la fin de la semaine.
Les velos charges de 20 litres d’eau, nous essayons de rouler sur la piste sableuse pour rallier la prochaine ville etape, situee a plus de 100 km. Le vent de face de plus en plus fort nous freine, Elise ne suit pas. Apres trois heures et douze kilometres de lutte inegale contre les elements, nous decidons de faire demi-tour jusqu’a la ville precedente pour y prendre le train en direction de la frontiere Chinoise.
Le compartiment est plein a craquer, il fait une chaleur terrible. Chacun essaie de se trouver un petit coin pour dormir. Nous passerons une bonne nuit, coinces entre le compartiment a bagages et le plafond.
Le lendemain matin, en se presentant a la frontiere avec nos velos, le douanier nous interpelle d’un ton sec :
« - Vous ne pouvez pas passer, la douane n’est autorisee qu’aux vehicules a moteur !
- S’il vous plait…
- Non ! Pas motorises, pas autorises !
- Mais pourquoi ?
- Heu… Parce que… C’est comme ca, un point c'est tout !
- Mais nous sommes motorises ! Regardez, le moteur est la ( en montrant nos cuisses ) !
Rire jaune…
Nous essayons d’embarquer dans un camion mais les chauffeurs nous demandent un prix exorbitant pour effectuer LE kilometre nous separant de la Chine. Nous retournons voir le chef douanier et le supplions de nous laisser passer, en argumentant avec nos articles de journaux. Rien n’y fait, il reste de marbre.
Alors, en dernier recours, nous forcons le passage et observons leur reaction, mais les gardent nous rattrapent rapidement et nous previennent que les soldats risquent de nous tirer dessus si nous continuons plus loin. Cet argument est plutot convaincant. Il faut se resigner a passer la frontiere autrement. Malheureusement le prochain train n’est que dans deux jours. Enfin, un taxi-mini-bus nous propose un prix raisonnable pour nous faire franchir la frontiere. Nous acceptons devant cette nouvelle stupidite douaniere.
Welcome to China !
Erlian, la ville frontiere chinoise, est grande, propre, luxueuse, avec de larges avenues a l’americaine. Le contraste est fort avec la petite ville mongole poussiereuse que nous venons de quitter.
Ici, les Chinois nous regardent avec une stupefaction a se debrider les yeux ! A notre passage, les « Allo !» fusent (comprendre Hello). Par simple sympathie, ou par curiosite de nous voir leur repondre… S’en suit un eclat de rire que nous avons du mal a comprendre.
Un soir, nous sommes heberges dans une salle de classe ou nous montons la tente interieure. Un flot incessant de villageois vient alors observer les betes curieuses que nous sommes. Malgre la centaine de spectateurs, nous vaquons a nos occupations : cuisine, pompage de l’eau, redaction de nos journaux de bord… Le lendemain des six heures, le cinema recommence!
Le poids de ces regards est difficile a supporter et demande une energie considerable pour en faire abstraction.
Les routes sont larges et les camions, surcharges, sont lents. Cela permet de s’y accrocher dans les montees quand la fatigue s’installe.
Parfois la pollution est forte. Au passage d’une centrale nucleaire, la gorge nous pique fortement. Un autre jour, nous traversons une vallee d’exploitation de charbon, et finissons la journee noirs de la tete aux pieds, y compris le nez et la gorge !
Apres toutes ces aventures, nous venons d’arriver a Pekin ou nous sommes accueillis comme des rois par un couple d’expatries francais. Nous visitons la ville et rechargons un peu les batteries (piscine, massage, etc.) avant de repartir vers X’ian a la fin de la semaine.

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